L'alcool

Alcool éthylique

L’alcool éthylique est le produit de la fermentation de fruits ou de grains. Sa concentration peut être augmentée par le procédé de la distillation. Il est contenu en pourcentage variable dans les boissons fermentées (vin, cidre, bière) et les boissons distillées (certains apéritifs, liqueurs ou digestifs, eau-de-vie).

Alcoolémie

C’est le taux d’alcool dans le sang, il est exprimé en gramme par litre de sang ou en milligramme par litre d’air expiré. Il existe un rapport constant entre ces 2 taux.

Les différents types d’usage
et la dépendance

L’alcoolisation : toute consommation d’alcool par un individu ou une collectivité, sans référence quantitative ou normative.


L’abstinent est celui qui ne consomme jamais d’alcool. Les abstinents primaires n’en ont jamais consommé. Les abstinents secondaires ont cessé de consommer.


Le buveur occasionnel consomme de l’alcool rarement et généralement en petites quantités.


Le buveur régulier consomme de l’alcool tous les jours ou une à deux fois par semaine. Il peut être sobre ou excessif.


L’usage : est une consommation de substances psychoactives qui n’entraîne ni complications pour la santé, ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives sur les autres.


L’usage nocif  ou usage à problème: définit toute conduite d’alcoolisation caractérisée par :

l’existence d’au moins un dommage d’ordre médical, psychique ou social induit par l’alcool,
 l’absence de dépendance à l’alcool.

L’usage à risque : toute conduite d’alcoolisation où la consommation est supérieure aux seuils proposés par l’Organisation Mondiale de la Santé (pas plus de 3 verres par jour en moyenne pour l’homme (soit 21 par semaine), 2 pour la femme (soit 14 par semaine), sans jamais dépasser 4 verres lors d’une consommation ponctuelle) et non encore associée à un quelqconque dommage médical, psychique ou social, mais susceptible d’en induire à court, moyen ou long terme. Il peut être ponctuel ou régulier.

Cette conduite d’alcoolisation se définit à la fois par :

Une consommation potentiellement nocive

L’absence de dommages induits et de dépendance à l’alcool.

 
L’usage avec dépendance : toute conduite d’alcoolisation caractérisée par une perte de la maîtrise de sa consommation par le sujet. Il ne se définit donc ni par des seuils de consommation ni par l’existence de dommages induits qui sont néanmoins souvent associés.


La dépendance : définition de Fouquet en 1951 : « il y a alcoolo-dépendance lorsqu’un individu a perdu la liberté de s’abstenir de boire de l’alcool ».

 

L'absorption de l’alcool

Elle est digestive.

Le taux maximum d’alcool sera atteint 1 heure environ après l’absorption.

L’alcool ingéré passe en peu de temps dans le sang.

La diminution de l’alcoolémie est de 0,10 à 0,15 g/heure.
L’alcoolémie maximum est fonction de la quantité ingérée ainsi que du degré alcoolique de la boisson, du rythme de l’absorption, de la présence ou non d’aliments dans l’estomac, et de certaines caractéristiques individuelles : poids, sexe, état général (maladie, prise de médicaments..)


La diffusion tissulaire


Elle dépend du débit de perfusion des organes.
L’alcool passe facilement les barrières hémato-méningées et placentaires.

Elimination

L’alcool est oxydé par le foie au niveau de l’hépatocyte (90 %), et 5 % d’alcool est éliminé par voie pulmonaire. Il existe également une élimination rénale, sudorale et salivaire.
 

L’intoxication éthylique aigüe

L’ivresse simple se déroule en trois phases:


la phase d’excitation psychomotrice

La phase d’incoordination et d’instabilité

La phase de coma (alcoolémie > 3 g)

Les ivresses pathologiques

Ivresse hallucinatoire

Ivresse excito-motrice

Ivresse délirante : thèmes de jalousie et de persécution.

Ivresse amnésique

LE DELIRIUM TREMENS (DT)

C’est un syndrome provoqué par l’arrêt brutal et intempestif de l’intoxication alcoolique.


Symptômes :

Tremblements

Agitation anxieuse et délirante

Syndrome confusionnel

Désordres neuro-végétatifs majeurs

Ces désordres mettent en jeu le pronostic vital

Insomnie.

LES COMPLICATIONS DIGESTIVES ET ORL

Le pancréas: pancréatite et insuffisance pancréatique.
Le foie: stéatose, hépatite, cirrhose, cancer.

COMPLICATIONS CARDIO-VASCULAIRES

LE SYNDROME D’ALCOOLISME FŒTAL

L’alcool traverse la barrière placentaire

On ne connaît pas de seuil

L’alcool est un puissant tératogène pour le cerveau, la moelle épinière, le cœur.

COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES


ATTEINTE DU SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE
PATHOLOGIES PSYCHIATRIQUES