Les jeux

Le joueur pathologique, selon le sociologue J.C.G. Martignoni-Hutin, n’est pas celui qui joue mais celui qui rejoue. Il n’a plus d’autres intérêts que le jeu et ce, au détriment d’autres investissements affectifs et sociaux. C’est en 1993 que le professeur de psychologie Igor Kusyszyn distingue trois grandes catégories de joueurs : les joueurs sociaux, les joueurs professionnels et les joueurs pathologiques, addicts.

 


Selon le DSM-IV (1994), Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4, outil de classification des
troubles mentaux, le jeu pathologique est défini comme une « pratique inadaptée, persistante et
répétée du jeu, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :

1. Préoccupation par le jeu (remémoration d’expériences, prévision de tentatives prochaines,
moyens de se procurer de l’argent pour jouer...)
2. Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désirée...
3. Efforts répétés mais infructueux de contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu
4. Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu
5. Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (sentiments d’impuissance, d’anxiété, de dépression)
6. Après avoir perdu de l’argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes
7. Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d’autres pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu
8. Commet des actes illégaux, tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique du jeu
9. Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d’étude ou de carrière à cause du jeu
10. Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu. »